Mécanismes du Shiatsu

Bien que le Shiatsu se soit avéré une très bonne technique thérapeutique pour soulager bon nombre de malaises courants, ce type de massage se présente, prioritairement comme une médecine préventive. Au lieu d’attendre comme en médecine occidentale, l’apparition de symptômes pour intervenir, la médecine traditionnelle orientale intervient avant le déclenchement de la maladie pour essayer de garder chez l’individu un état de santé optimal.
Les mécanismes sous-jacents au Shiatsu sont de trois ordres :
1 Un mécanisme énergétique :
Les orientaux croient en l’existence d’une énergie appelée CHI ou KI qui circule dans le corps le long de canaux appelés méridiens. Lorsque nous sommes en bonne santé, cette énergie circule librement et nous pouvons l’utiliser et la canaliser là où bon nous semble. Si par contre, pour une raison ou une autre, notre environnement, nos conditions de vie ou de travail, notre alimentation, nos relations sociales, nos pensées… deviennent négatives, il y a alors ralentissement ou blocage et accumulation de l’énergie dans l’un ou l’autre des méridiens. Le blocage de cette énergie développe alors un terrain propice à l’apparition de symptômes, d’abord légers (symptômes du stress), puis de plus en plus importants (troubles fonctionnels) pour finalement se structurer en maladies spécifiques (organiques) et devenir chroniques.
2 Un mécanisme physiologique
Les recherches combinées de scientifiques orientaux et occidentaux ont démontré que :
Le shiatsu stimule la circulation sanguine et nourrit la peau la rendant ainsi plus apte à résister aux infections et aux maladies. Les pressions exercées dans le Shiatsu facilitent l’élimination de l’acide lactique et du Bioxide de carbone, tous deux responsables de la tension musculaire et de la fatigue.
Le Shiatsu stimule et régularise la glande pituitaire, glande maîtresse, qui sécrète plusieurs hormones agissant sur le fonctionnement d’autres glandes endocrines.
Le Shiatsu stimule la production de glycogène, source d’énergie musculaire.
Les pressions du Shiatsu stimulent les organes internes et aident ceux-ci à fonctionner à leur niveau optimal.
D’autres recherches sont en cours pour connaître davantage les mécanismes physiologiques sous-jacents et comprendre les relations existant entre les méridiens, les organes et les fonctions corporelles.
3 Un mécanisme cérébro-sensoriel :
Le Shiatsu est une technique faisant intervenir le sens du toucher. Or, plusieurs psychologues contemporains (R. Spitz et A. Montagu, pour ne citer qu’eux) ont démontré hors de tout doute l’importance vitale du toucher dans le développement et le fonctionnement psychique de tout individu, du stade fœtal à l’âge adulte. Dans le Shiatsu, la peau, organe du toucher, est continuellement activée ainsi que les nerfs tactiles reliés à la membrane cérébrale.
Les physiologistes considèrent l’aire somesthésique comme étant le niveau ou les diverses sensations deviennent conscientes. Cette aire est située dans le lobe pariétal en arrière de la scissure de Rolando. C’est dans cette région que se terminent les faisceaux sensitifs qui conduisent au cortex les sensations de température, de toucher, de pression, de douleur ainsi que celles en provenance des muscles.
Chaque point de cette aire reçoit les sensations en provenance d’une partie spécifique du corps.La surface de l’air somesthésique correspondant à une région du corps ne dépend pas de l’étendue mais du nombre de récepteurs sensitifs qu’elle renferme. Par exemple, la surface de projection des mains est plus grande que celle du tronc parce que la densité des récepteurs est beaucoup plus élevée dans les mains que dans le tronc.
Le massage s’appliquant sur la peau, les nerfs et les muscles vient donc stimuler le cortex cérébral. Le cerveau ainsi stimulé, ainsi nourri, fonctionne mieux et le bien être physique et psychique qui en résulte en est augmenté.